La valse des petits riens

Le simple plaisir d'écrire.

30 août 2007

Edith Azam

C'était il y a un mois...j'en avais déjà très brièvement parlé.

La roseraie se donnait des airs de vacances en accueillant des transats rayés-acidulés sur sa pelouse.

Les transats attendaient des oreilles, des oreilles habituées aux beaux mots, des oreilles aimant les chuchotis volubiles et les glissandos poétiques.

Je me suis installée.

Elle aussi.

Et, à sa table, devant cette rangée de transats et d'oreilles attentives, elle a commencé sa lecture.

*

Décrire ? Impossible.

Vous donner à comparer ? Tout autant.

Malaise, émotion, violence, intérieur en vibration, fragile, elle fragile, moi fragile.

Malaise.

Cette manière de lire, de dire, d'entrer dans le corps

à la frontière de nos peurs irraisonnées.

Elle parle à cette sphère oubliée en nous que l'esprit ne contrôle pas....

Animale, archaique.

Gollum....Gollum jusqu'à la nausée car cette folie me percute et me reconnait.

*

Pourquoi parler à nouveau de cette jeune femme ?

Parcequ'il y a ces choses agréables que l'on vit et qui passent comme un envol de papillon.

Et puis il y a ces émotions qui restent....qui nous travaillent les entrailles....qui cheminent encore des jours des mois plus tard.

Si vous croisez son chemin.....allez l'écouter....tentez de l'entendre.

C'est un voyage éprouvant.

Mais, elle ouvre des portes que personne n'avait ouvertes avant elle.

http://poezibao.typepad.com/poezibao/2006/10/edith_azam.html

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