05 décembre 2007
Racines
Photo utopia
Bien sûr, elle avait compris comme comprennent les enfants, instinctivement, l'impression d' un coup de poing que l'on reçoit en plein ventre. Tout bascule en douleur quand on apprend à composer avec la honte. Elle ne voulait pas que les autres enfants viennent chez elle, elle disait qu'elle n'aimait pas, qu'elle voulait être seule avec ses livres. Tenir les autres à distance, elle savait qu'il fallait tenir les autres à distance.
Des conversations, des bribes de mots, des regards et des sourires en coin qui parlent plus fort que le tonnerre. "Elle est folle"....quand les mots sont jetés il faut se mettre à quatre pattes pour ramasser les éclats de vie qui se sont brisés.
Une mère qui ne peut être mère. Une mère dont on devient la mère comme un glissement à l'âge où la raison n'a pas le droit de vous envahir. Une solitude, des silences et des mondes parallèles pour s'inventer la vie.
Commentaires
Terrifiant...
J'espere que c'est seulement de la fiction...
Kloelle, c'est ça les souvenirs?
Je n'en sais rien. J'aime bien l'option de Janeczka.
Je t'embrasse.
Morceau de vie...d'un être qui ne peut que devenir différent, fragile.
Touchée Kloelle !
Cet arbre me rappelle le texte de coum. Pour écrire un texte si beau et si dur, la source, la racine en est profonde.
Ils reviennent de temps à autres vos souvenirs d'enfance. Ou plutôt, vous nous en donnez un de temps en temps à lire et nous on soupçonne qu'ils vous visitent plus souvent.
Heureusement, comme Val, vous en construisez de bien plus confortables pour vos enfants.
Bâtissez Kloëlle ! Bâtissez !
Magnifique ! Pardonne-moi mais je me fous de savoir si c'est autobiographique ou non,ce n'est pas ce qu'on demande à un écrivain. Ce qui m'interesse c'est le style,l'émotion, et ce que je reconnais ou pas dedans comme différent à apprendre ou semblable à partager.
ça touche que tu arrives à parler de tout ça d'une si belle façon... moi je ne me fous pas de savoir si c'est autobiographique ou pas.... je pense que ça l'est... derrière les mots il ne faut pas perdre de vue celle ou celui qui les a écrit surtout quand on l'aime...
Moi non plus je m'en fous pas...
Tilu a mieux dit que moi ce que je voulais dire.
Je sais même pas commenter ton texte avec mon coeur, Kloelle. Je n'y arrive pas.
Mais crois moi que j'y ai pensé et repensé.
Bisous
Je suis de tout coeur en pensée avec Val et Tilu. J'ai surtout pensé à d'autres enfants qui se reconnaitront un jour.
Bisses bizz
il est si beau ce texte....si douloureux ces mots...on ne peux qu'en etre émue et touchée quand on connait un peu celle qui ecrit là...
Bien sûr j'ai lu vos commentaires...Difficile de réagir à tout.
Juste: les mots sortent car il n'y a pas de souffrance.
On ne choisis pas ses racines, on vit avec, et on se construit même avec car se construire contre est forcément un échec.
Loïs, je suis aussi d'accord avec toi. Tout récit même autobiographique reste un récit. Les mots habillent les vérités qui ne peuvent se voir nues...Et finalement ce sont les mots qui restent.
Kloëlle tu as exactement saisi ce que je voulais dire :o)
Il est beau ce texte, comme est belle la photo, comme est vraie celle qui l'a écrit.
Je t'embrasse...
Coup de poing...
On les reçoit ainsi ainsi tes récits tellement tu écris vrai...
touchant ...
Et l'enfance qui fout l'camp trop vite ....
C'est beau, mais c'est poignant ... (et c'est pour ça que c'est beau....)
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