08 avril 2008
Ce soir
Les yeux sur les notes.
Edit du lendemain.
C'est un pianiste au jeu éclairé, précis, léger et élégant, les valses et les préludes ce sont donc enchainés d'une manière fort agréable...Mais, il m'a manqué ce petit quelque chose qui fait que Chopin est Chopin, la fragilité, l'émotion dans les silences, le souffle romantique. Le plus joli moment de ce concert restera pour moi le rappel et l'éblouissement Rameau (pièce 19). J'ai retrouvé là Le Tharaud qui m'avait subjuguée l'année dernière dans les concertos italiens de Bach.
Et puis, le petit bonus bonheur de cette soirée: ma rencontre avec La Tartine familière de ce petit chez moi. Passer du virtuel au vrai c'est un peu angoissant mais c'est formidable...
Brumes matinales
Me suis levée tôt, ai allumé l'ordinateur.
Ce geste est devenu tellement banal qu'il m'effraie presque. Je ne sais pas encore de quelle argile est faite cette dépendance, mais c'en est une. Un besoin de faire le tour des gens que j'aime, une manière de bise matinale, de bonjour silencieux déposé sur les toiles amies. Ce geste, dans la vraie vie, voilà longtemps que je ne le fais plus, les manifestations de "sympathies" formelles et sociales m'ennuient, je les fuis plus sûrement que la gazelle le crocodile. Surprenantes ces parcelles d'émotion qui se libèrent doucement ici tout en continuant à se refermer méthodiquement au dehors.

