09 juin 2008
Ivresse
" Comme je descendais des Fleuves impassibles....
Trois reflets à peine trompeurs au napperon d'une eau vitreuse
Et c'est la vie qui déborde...
Un tremblement de vie.
05 juin 2008
L'échappée....
Je m'échappe 4 jours.
A bientôt.
03 juin 2008
Farandole
Je pense à mille choses, le bras posé sur l'accoudoir orange du tramway qui me ramène chez moi. J'aime quand les idées s'enroulent, se farandolent d'images et d'impressions puisées au long de la journée. Il y a la couleur des murs en glissando safranés qui épousent enfin la chaleur de juin, les épices et les odeurs d'orient qui s'échappent des échoppes à kébab, les mille et une nuits si on s'accorde le droit de pousser un peu l'illusion. Une fin de journée où entre les doigts fanés d'une petite dame au langage coloré et le sourire timide d'une collégienne rêveuse, j'allume mon propre soleil. Rien de plus beau que de plonger à l'excès dans cet écran de bonheur qui flotte entre le bleu du ciel et le regard de tous ses gens qui m'entourent...
01 juin 2008
Dimanche serein
J'aimerais vous donner à voir mes montagnes sous un grand ciel bleu, mais les humeurs du jour ne sont que brume cotonneuse. Impatiences. Nous ne pouvons que rêver au retour des rayons qui réchauffent. Une brioche dorée, faite de la veille, est posée sur la table de la cuisine. Je suis ses imperfections du regard. Je ne me lasse pas de l'odeur particulière de mes productions domestiques ni de leur forme accidentée. Le vrai de la vie au détour d'une pâte au gonflement imparfait...
30 mai 2008
Un grain de sable.
Ce matin, je m'attarde sur des pensées que je devrais chasser. Je regarde ce liquide noir dans mon bol, il est censé me donner l'énergie dont ma journée a besoin. Trois gorgées plus tard, je regrette mon thé doré. Les murs de ma cuisine reflètent les vapeurs du ciel et de gros nuages cachent les montagnes. Je pense à l'absurde de ce travail où je vais me rendre. Il me pèse chaque jour un peu plus. La mise en concurence m'épuise moralement. Les ficelles sont grosses, tellement grosses et les médailles en chocolat à peine digeste mais ça marche, ça roule et je m'épuise à contrer un système qui va finir par m'écraser. Si seulement je pouvais être moins lucide...Il suffit d'un poème ai-je lu quelque part. C'est vrai, les mots changent tous les regards.
" La voyageuse qui traversa les halles à la tombée de l'été
Marchait sur la pointe des pieds..."
André Breton.
26 mai 2008
Du gris au vert paradis
Quelques photos des montagnes de mon Week-End.
De mes montagnes...
Du bleu au gris
23 mai 2008
Au vert
Je file au vert pour 3 jours.
22 mai 2008
Un jour
Un voyage au ralenti. Une journée sans but vraiment défini. S'attarder, pour le plaisir de s'attarder. Mes pieds nus sur le sol à peine tiède et l'ombre des forsythias y déposant de curieux autant qu'éphémères ornements mauresques. Laisser le temps me glisser entre les doigts. Perdre les minutes, semer les secondes et ne pas se retourner pour les rattraper.
21 mai 2008
Nuit de mai
J'aimerais m'abandonner contre les lattes de bois de mon balcon et regarder les étoiles en sirotant un jus de fruit frais...Mais il fait gris et le baiser du froid est interminable.








