19 mai 2008
Autre
Bien sûr, il y a du moins et comment remplir les jours de moins sinon en épuisant les mots jusqu'à s'oublier et se sentir autre ? Ce matin, le ciel était bleu et j'avais envie d'en faire quelque chose...Ce soir, je me dis que le vide a creusé un jour de plus. Si encore je pouvais être triste, mais non, je suis juste résignée. Parfois j'ai envie de comprendre, à d'autres moments je me dis qu'il n'y a pas d'explications. Tout le monde se sent différent, m'a-t-elle dit en riant, en se moquant presque. Je n'ai pas insisté. On s'habitue tellement vite à l'incompréhension. Avancer sur la pointe des pieds car votre façon de penser et de dire va déranger ou surprendre ou pire: provoquer des regards ahuris et déconcertés. Et puis voilà qu'à force de ne plus jamais oser, de craindre ces regards obliques, on ne fait plus rien, on se ratatine l'esprit lentement et sûrement. Où est-elle cette petite fille qui lisait la princesse de Clèves à 8 ans pleine de l'espoir d'une vie large ? Elle s'est perdue en route...Elle s'est aussi retrouvée trop tard.
15 mai 2008
Je grève, tu grèves, ils grèvent...
Quand on tire tout vers le bas en me faisant croire que c'est pour mon bien, voire même, que je suis sacrément égoïste si je manifeste mon désaccord: ça m'exaspère...
12 mai 2008
Bleu nuit
Parfois,
Pour peu que la musique soit belle,
Je crois tenir l'univers au creux de ma main.
*
Matin rosé
Photo d'un site météo
*
Le jour se lève.
Les montagnes ont ce reflet à peine rosé, un glaçage d'été, léger et tendre, un lever de soleil comme une gourmandise qui s'épanouit et accroche l'envie ou le goût du bonheur au fond du palais.
Le jour se lève et je suis encore en train de rêver...
04 mai 2008
Dimanche saveurs
Après la promenade au marché
En cuisine !!!!
Bon dimanche à tous.
Edit du lendemain
02 mai 2008
Lydia
Elle n'était pas dans les manifestations d'hier. La politique, il y a longtemps qu'elle a décidé que ce n'était pas pour elle. Bonnet blanc et blanc bonnet. J'aimerais lui dire que non.
Elle travaille dur, elle fait le ménage dans le lycée de ma fille et elle ne fait pas semblant. Quand elle vient me voir c'est toujours pour que je l'aide à remplir ses papiers, à faire ses courriers, elle n'ose pas me déranger pour "rien". Ça me fait sourire, j'espère qu'elle viendra un jour juste pour le plaisir d'un thé et le soleil qui ruisselle sur les murs de mon balcon. Elle ne s'en sort pas. Le salaire minimum, un loyer de plus de la moitié, deux adolescents de l'âge des miens. Elle est de ces gens qui ne voient le mal nul part, qui offrent avec le sourire ce qu'ils n'ont pas et n'osent pas faire le premier pas pour réclamer ce à quoi ils ont droit.
Des retards dans le paiement du loyer, un lourd crédit pour payer une école privé de coiffure à sa fille, laquelle n'y met plus les pieds depuis des mois, une misère alimentaire indescriptible. C'est pourtant la France qui se lève tôt Lydia, c'est la France qui se lève tôt et qui n'a pas peur de travailler, c'est aussi celle qui ne peut pas acheter de fruits et de légumes, celle qui attend d'avoir un abcès et 40 de fièvre avant de voir un dentiste, celle qui espère depuis des mois le logement social qui lui permettrait de respirer un peu.
Elle est reparti avec son papier, le sourire dans les yeux, ne sachant que dire pour me remercier. Je me suis assise sur mon balcon, le soleil avait une délicate odeur de bonheur, j'ai regardé ma vie comme si le rideau se levait pour la première fois: c'est fou ce qu'on peut être heureux sans le savoir.
23 avril 2008
Ma nuit
Ce serait la nuit,
J'apprivoiserais le silence en écoutant les préludes de Chopin,
Je tiendrais du vide en équilibre au bout de mes doigts,
Pour donner de la légèreté à mes mots.
Et j'écrirais, j'écrirais,
J'écrirais encore...
18 avril 2008
En apnée sous les valises
Mes trois "artistes" partent en colonie demain....
15 avril 2008
L'horloge de la vie
Alors voilà, il fait enfin jour quand je rentre tard du travail. Les gens, posés sur les terrasses de cafés, soleil couchant au bord des verres, s'adonnent au bonheur de ne rien faire et je pourrais rester des heures à me gorger de leurs rires vivants. Le tram passe et je presse le pas, je presse le pas pour sentir mon coeur battre plus vite. Un cycliste en veste jaune m'offre un large sourire...Je regarde son ombre embrasser la mienne. J'aimerais lui demander si l'horloge de sa vie tourne elle aussi plus vite au soleil....Mais il est déjà loin.
13 avril 2008
Matin bleu
Les matins à ciel bleu, ceux qui donnent envie de siroter la vie assis sur le bord d'un coin d'herbe à peine chiffonné de la nuit qui se lève; Ceux qui sentent le pain grillé, le sirop d'érable et même le parfum de ce frisson chaud sur le dessus de mes mains.
Ces matins là:
Je les aime.






