09 avril 2008
Le poète chanteur
C'est l'histoire d'un facteur qui aime jouer au père-noël, l'histoire d'une boite aux lettres qui se rêve boîte à merveilles, l'histoire des poussières de lune qu'un chanteur me dépose le soir au creux des mains...
Merci Nicole,
Il me plait infiniment....
08 avril 2008
Brumes matinales
Me suis levée tôt, ai allumé l'ordinateur.
Ce geste est devenu tellement banal qu'il m'effraie presque. Je ne sais pas encore de quelle argile est faite cette dépendance, mais c'en est une. Un besoin de faire le tour des gens que j'aime, une manière de bise matinale, de bonjour silencieux déposé sur les toiles amies. Ce geste, dans la vraie vie, voilà longtemps que je ne le fais plus, les manifestations de "sympathies" formelles et sociales m'ennuient, je les fuis plus sûrement que la gazelle le crocodile. Surprenantes ces parcelles d'émotion qui se libèrent doucement ici tout en continuant à se refermer méthodiquement au dehors.
07 avril 2008
Faut l'voir pour le croire
Un précieux nectar,
Un remède des plus rares,
Est parvenu en mon boudoir.
Sous son aspect un peu...Bizarre
Se cachait un coeur "doux buvard".
Faut l'voir
Pour le croire.
Quand à la tête de mon facteur:
C'est une autre histoire...
06 avril 2008
Adieu l'enfance
Hier, le plus grand de mes fils a eu 12 ans. J'aurais pu écrire hier, celui de mes fils qui me dépasse de 5 bons cm a eu 12 ans. 12 ans et le petit garçon s'est envolé. C'est un grand adolescent qui se trouve maintenant devant moi, un jeune homme à la voix grave, aux épaules larges et au raisonnement affirmé. Il s'est détaché de son petit frère et passe du temps avec sa soeur à parler de la vie qui court et à ironiser sur celle qui piétine.
Nous sommes passés d'Henri Dès à AC/DC en moins de temps qu'il ne faut pour le dire...Et j'ai pris 10 ans, 20 ans, 100 ans.
05 avril 2008
LE GRAND BLEU
Le regard fleuri d'une douce lumière:
Il était attendu ce bleu là.
04 avril 2008
Débordements
Envie de passer sur mes blog-amis, de lire, de commenter, de me dépayser, mais mes yeux se ferment. Trop de sorties cette semaine, musique, théâtre, théâtre, musique...Le temps offert au plaisir fait déborder le quotidien. Autant l'avouer, je ne m'en plains pas, l'état de débordement est celui que je préfère: il me donne l'illusion de vivre pleinement..De laisser l'empreinte de mes rires sur les murs de la ville.
02 avril 2008
en équilibre
Il y a des portes qui se ferment doucement et que l'on ne cherche pas à retenir. Une certaine idée de la fatalité sans doute ou alors un refus de cette idée si largement répandue qu'il faudrait courir, se battre pour arriver. Mais pour arriver où ?
A bien y réfléchir je crois que je ne veux aller nulle part...Juste envie de m'assoir au fond d'un fauteuil que j'imaginerais confortable, un bol de thé chaud à la main à regarder les jonquilles s'ouvrir sur mon balcon et toutes les portes du monde se fermer sans regrets aucun.
23 mars 2008
Au soir
Photo festival "Chalon dans la rue"
Une terrible odeur de pop-corn brulé a envahi l'appartement....Je ne dis rien, je ris même, c'est moi qui ai autorisé ce débordement culinaire et aux premières tentatives le fond accroche toujours un peu. Je suis au piano, je déchiffre une suite brésilienne d'Oscar Lorenzo Fernandez: "Velha modinha", encore un choix judicieux de ma prof. Les rires accompagnent les notes encore hésitantes, les images de danseurs langoureux se superposent aux joues gonflées de maïs soufflé. Il y a tout ce que j'aime de la vie dans ce mélange improbable...
Reflet
Ce matin, lui et son lapin en chocolat à moitié croqué dans les mains, lui dans le mouvement de la joie vivante. Dans son regard, cette drôle de manière de me renvoyer la lumière comme pour me dire: elle est à toi aussi.
18 mars 2008
Un blanc
Le deuxième matin, c'était encore l'hiver.
Je ne trouve plus l'inspiration pour ces petites choses sans lendemain ni conséquences, légères et éphémères que j'écris ici...J'ai la pensée en apnée, l'écriture en pesanteur. J'écris...










