La valse des petits riens

Le simple plaisir d'écrire.

03 mars 2008

Doro.T

Le_Panet_80x80

Il y a dans les tableaux de DoroT

Cette grâce fragile, intemporelle et essentielle que j'aime.

Des ouvertures sur des possibles...

Mais aussi des voies fermées et impénétrables.

Du 7 au 10 mars

Elle est à la SIAC de Marseille.

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18 février 2008

Tableaux d'une exposition

Une première fois il y a 20 jours...

DSCN2055

Jouée et orchestrée par les professeurs de l'école de musique.

zoom

Et comme il convient de ne pas compter quand on aime vraiment :

Une seconde fois jeudi soir, par l'orchestre du conservatoire de Lyon

En compagnie de mon fils qui travaille une version très simple à la flûte.

*

C'est une pièce singulière par sa construction et son histoire. En effet, cette oeuvre de Moussorgski a été inspirée par l'exposition posthume de croquis et dessins de Viktor Hartmann architecte et ami du compositeur. S'alternent morceaux représentant les "tableaux" et petite balade sur différentes variations, fil conducteur de l'oeuvre, symbolisant la promenade du visiteur dans la galerie.

    Gnomus     csibe     jaga       kijev

Cette pièce, initialement composée pour le piano a été par la suite souvent orchestrée. L'orchestration la plus fameuse, celle que j'ai pu entendre jeudi, est celle de Maurice Ravel.

C'est une pièce que j'aime tout particulièrement, pour toutes ses couleurs successives.

Voici une version piano du début...

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05 février 2008

Ce soir

Andromaque

Ce soir je suis ...Et je vous raconterai.

Edit du lendemain

J'ai toujours aimé l'histoire de cette femme poignante, entière, éprise d'absolu...Et il y a le texte superbe, les alexandrins qui coulent, l'exaltation des sentiments.

Un hall de gare, ou peut être même de parking désaffecté: noir. Des chaises alignées. Voilà pour le décor. Et là, je l'avoue, rien dans cette épure neutre qui ne soit en mesure de satisfaire mon besoin d'évasion, mon goût pour le rêve, rien qui ne me parle de Troie ou de la lointaine Epire. Et oui, je suis vieux jeu, il me les faut en âme mes personnages mais il me les faut en chair également, en chair palpable, il me faut les imaginer en leurs palais de marbre...lol

Heureusement, nous avons eu la chance d'avoir en Christophe Grégoire un Pyrrhus remarquable et les scènes avec Hermione et Andromaque étaient d'une rare intensité....mais je dois bien l'avouer je me suis quelque peu assoupie en deuxième partie: la fatigue mais aussi une sorte d'essoufflement général de la pièce.

Au final, un très bon moment et une pointe de regret de n'avoir été tout du long portée par l'émotion. 

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29 janvier 2008

Des fourberies

Scapin

Je suis ....Et je vous raconterai.

*

Edit du lendemain.

" Mais que diable allait il faire dans cette galère ?"

S'amuser diantre !!...S'amuser et profiter avec bonheur de l'extrème bonne humeur de ce spectacle plein d'allégresse, de truculence et orné avec ça d'heureuses petites bulles  de sensibilité et d'émotions à la tonalité baroque.

Sur scène un homme seul qui habite tous les personnages et donne vie avec force à des marionnetttes de bois superbes, un travail d'acteur remarquable que la salve d'applaudissements finale a su distinguer.

On en sort heureux.....Allez-y

Scapin_2

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15 janvier 2008

Ma soirée.....

C'est avec lui.

Et si je ferme les yeux, je peux même imaginer qu'il ne joue que pour moi.

*

EDIT du lendemain matin...les yeux encore rêveurs.

C'est un pianiste exceptionnel.

Des études transcendantes de Liszt comme je ne les avaient jamais entendues. Comme on tire sur la laine d'un vieux pull que l'on a aimé pour rebâtir du neuf, il va chercher la partition dans ses retranchements et se fait offrir cette petite chose qu'elle cachait sous la puissance du thème central. J'ai redécouvert la Campanella hier soir....Une osmose de la ligne musicale où la note seule n'est rien et où l'ensemble presque noyé sous l'envolée est tout. Voilà un pianiste avec une vraie couleur.

Bien sûr, je ne suis pas critique musical...ce ne sont que mes impressions.

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14 décembre 2007

Festival piano

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Le lieu a un charme burlesque, sur un fil tendu entre le cocasse et le poétique.....des chants d'oiseaux pour patienter....les voûtes d'une ancienne chapelle convertie au théâtre. Puis c'est un lourd rideau rouge, ou qui l'a été, qui se lève sur un pianiste plein de finesse: Eric N'Kaoua. Avec bonheur nous sommes passés de Bach à Scriabine, de Chopin à Oscar Peterson et Art Tatum.

Des touches blanches et noires pour oublier l'espace d'une soirée, la fatigue qui fauche le goût des mots.

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07 décembre 2007

Pause méridienne

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Concerto pour piano de Grieg.

Les concerts du jeudi midi du musée de Grenoble offrent souvent de belles surprises. C'est dans cette petite salle toute de bois vêtue de quelques 300 places que j'avais vu Bertrand Chamayou encore peu connu nous interpréter magistralement les "études d'exécution transcendante" de Liszt. Ce sont souvent des artistes "locaux" mais non dénués de talent qui s'y produisent. Jeudi, le très beau concerto pour piano d'Edvard Grieg retranscrit pour l'occasion en "concerto pour piano et quintette à vent".....Beau moment.

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22 novembre 2007

RUFUS

En ce moment même

Je suis avec

rufus_wainwright

Et je suis en bonheur.....

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10 novembre 2007

7h58 ce samedi là...

7h58

7h58 banlieue de New York, un braqueur entre dans une petit bijouterie familiale....Ce crime pourrait s'inscrire sur la longue liste des crimes crapuleux communs mais c'est en réalité à tout autre chose que nous assistons.

Sidney Lumet va nous plonger avec une habileté diabolique dans les abîmes de l'âme humaine, cynisme, lâcheté, jalousies et trahisons familiales....un rythme soutenu, un scénario en mosaïque terriblement efficace, une violence qui nous happe et nous tient au ventre par sa simple expression sans excès dans l'image. On dévisage l'inavouable et on regarde l'engrenage se refermer sur les protagonistes jusqu'au coup de grâce final avec cette sensation de frôler l'étouffement ou la nausée.

Philip Seymour Hoffman que j'avais vu dans Truman Capote est remarquable dans son rôle de fils blessé et d'homme immonde....bref un excellent film.

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05 novembre 2007

Juste une impression...

Le premier dimanche du mois le musée de la ville ouvre ces portes gracieusement. Le temps plutôt gris n'engageant pas à la balade sylvestre nous avons décidé de nous faire un petit plaisir esthétique. Enfin, pour être exact, il faut parler d'un grand plaisir esthétique, puisque le musée accueille depuis tout juste 15 jours une collection de plus de 85 oeuvres des plus grands impressionnistes.

Évidemment, exposition temporaire d'exception oblige nous n'étions pas les seuls à avoir poussé l'idée de cette petite visite et il nous a fallu attendre pour avoir les précieux sésames.

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Qu'est ce que j'aime voir ces yeux d'enfants, vierges de toute idée sur l'Art, s'ouvrir sur le Beau avec surprise, contentement, bonheur.

"Maman, de près on ne voit pas les détails et de loin l'image est presque parfaite"

"Maman, pourquoi on les appelle les impressionnistes ?"

"Maman, ils sont beaux ces tableaux, dans celui là on dirait que le soleil s'est posé sur la toile"

Monet, Manet, Renoir, Sisley, Degas, Pissaro......des portraits, des paysages, des rues du siècle dernier, des nymphéas, des danseuses, des coquelicots.....je crois que j'avais mis, moi aussi, mes yeux d'enfant.

monet_parlement_de_londres

" Le parlement de Londres, effet de brouillard " Claude Monet.

Posté par valse à 19:25 - Culture - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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