La valse des petits riens

Le simple plaisir d'écrire.

05 juin 2008

Instant

La démesure du monde

Et ses yeux mémoire

Sur l'enfant endormi.

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04 juin 2008

Il faut rire et manger

Cloudy me le demande...Alors.

1/ Un aliment que je n’aime pas du tout:

Les tripes.

"10 jours sous une benne !" disait mon grand-père. Je ne suis pas certaine que dix jours me suffiraient...

2/ Mes aliments favoris:

La confiture d'abricot, le miel de lavande, le pain chaud voilà ce qui me fait envie en cette heure matinale.

3/ Ma recette favorite Celle que je réalise toute seule, sans l’aide de personne :

Celle dont je suis fière ? Ma tarte aux citrons meringuée.

4/ Ma boisson de prédilection

Le thé.

5/ Le plat que je rêve de réaliser

Les macarons.....Je les rêve à la pistache, à la violette, aux pétales de rose. De jolis macarons aussi beaux que bons.

6/ Mon meilleur souvenir culinaire

Le "gâteau de foie et ses petites quenelles envoilées de sauce tomate" de ma grand-mère. L'odeur du fourneau à bois, l'eau de source de la fontaine et le rire canaille de mon arrière-grand-père qui allaient avec.

J'offre ce tag à qui veut nous réjouir les sens.

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03 juin 2008

Farandole

Je pense à mille choses, le bras posé sur l'accoudoir orange du tramway qui me ramène chez moi. J'aime quand les idées s'enroulent, se farandolent d'images et d'impressions puisées au long de la journée. Il y a la couleur des murs en glissando safranés qui épousent enfin la chaleur de juin, les épices et les odeurs d'orient qui s'échappent des échoppes à kébab, les mille et une nuits si on s'accorde le droit de pousser un peu l'illusion. Une fin de journée où entre les doigts fanés d'une petite dame au langage coloré et le sourire timide d'une collégienne rêveuse, j'allume mon propre soleil. Rien de plus beau que de plonger à l'excès dans cet écran de bonheur qui flotte entre le bleu du ciel et le regard de tous ses gens qui m'entourent...

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01 juin 2008

Dimanche serein

J'aimerais vous donner à voir mes montagnes sous un grand ciel bleu, mais les humeurs du jour ne sont que brume cotonneuse. Impatiences. Nous ne pouvons que rêver au retour des rayons qui réchauffent. Une brioche dorée, faite de la veille, est posée sur la table de la cuisine. Je suis ses imperfections du regard. Je ne me lasse pas de l'odeur particulière de mes productions domestiques ni de leur forme accidentée. Le vrai de la vie au détour d'une pâte au gonflement imparfait...

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31 mai 2008

Coeur de Marie

vercor21

Photo d'une amie

*

A l'heure des couleurs

Tandis que s'empourpre la vie

Tourner la page

*

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30 mai 2008

Un grain de sable.

Ce matin, je m'attarde sur des pensées que je devrais chasser. Je regarde ce liquide noir dans mon bol, il est censé me donner l'énergie dont ma journée a besoin. Trois gorgées plus tard, je regrette mon thé doré. Les murs de ma cuisine reflètent les vapeurs du ciel et de gros nuages cachent les montagnes. Je pense à l'absurde de ce travail où je vais me rendre. Il me pèse chaque jour un peu plus. La mise en concurence m'épuise moralement. Les ficelles sont grosses, tellement grosses et les médailles en chocolat à peine digeste mais ça marche, ça roule et je m'épuise à contrer un système qui va finir par m'écraser. Si seulement je pouvais être moins lucide...Il suffit d'un poème ai-je lu quelque part. C'est vrai, les mots changent tous les regards.

" La voyageuse qui traversa les halles à la tombée de l'été

Marchait sur la pointe des pieds..."

André Breton. 

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29 mai 2008

Consigne 70

25868926

Photo de coumarine

*

Consigne de Paroles Plurielles

Incipit: "Je sors du garage avec une épouvantable migraine..."

*

Je sors du garage avec une épouvantable migraine. Le ciel est gris, un gris souris qui pourrait donner à croire que nous sommes en fin de journée. Le gris est une couleur parfaite pour les fins de jour, pour les fins de vie aussi. Je retourne à la maison sans me presser, à pied, comme je suis venu. J’espère que j’ai laissé la fenêtre ouverte. C’est pas grand chose mais je vais avoir besoin d’un filet d’air, d’une évaporation des odeurs familières.

Le type du garage a été bien. Il m’a tout expliqué. Moi je ne l’ai même pas regardé, j’avais les yeux fixés sur la tôle écartelée. Vous comprenez, il m’a dit, les pompiers coupent la tôle pour désincarcérer plus rapidement. Il a continué à me donner des détails mais j’avoue que j’ai perdu le fil. La réalité c’était cet amas rouge, froissé comme du papier, débité à l’emporte pièce. Il arrive que l’on se sente en sécurité à l’intérieur de ces boîtes en mouvement. On ne devrait pas. A force, je n’écoutais plus du tout le mécano, j’étais littéralement happé par l’acier contorsionné et cette manière de souffrance qui explosait silencieusement. J’ai signé les papiers consciencieusement, il m’a dit que j’avais une bonne assurance. C’est vrai je lui ai répondu, c’est une chance. Il faut croire que la fulgurance de certaines douleurs rend con ou éloigne du sentiment essentiel.

Le ciel est gris et j’ai ces trois petites poupées au creux de la main. C’était la semaine dernière, une sorte de festival ethnique ou tu m’avais traîné. Un gus vaguement déguisé genre aztèque a réussi à te vendre ça en te disant que tu allais avoir un garçon et deux filles. Tu m’as assuré que tu n’y croyais pas mais que tout de même l’idée te plaisait. J’ai dit que c’était nul. Maintenant je me dis que je n’aurais pas du, t’as toujours eu besoin que je cautionne tes petites croyances magiques et ça ne me coûtait rien de le faire.

Le garagiste a dit que c’est tout ce qu’il avait trouvé dans la boîte à gants. Je les serre précieusement maintenant, tes trois espoirs de vie d’une vie que tu n’as plus.

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28 mai 2008

L'aveu.

Elle s'est arrêtée. Soudainement. Ses jambes semblaient pourtant vouloir la porter encore. L'herbe qui bordait le chemin était devenu silencieuse. Elle s'est assise lentement, à même le sol et a murmuré : J'ai oublié de vieillir.

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26 mai 2008

Du gris au vert paradis

Quelques photos des montagnes de mon Week-End.

De mes montagnes...

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Du bleu au gris

Gris

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