La valse des petits riens

Le simple plaisir d'écrire.

12 septembre 2007

Consigne 53

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Photo d'Anaïs

Le texte commencera par cet incipit:

L'horloge indique vingt deux heures trente, mais elle est en avance...

L'horloge indique vingt deux heures trente, mais elle est en avance...

« Quand même tu pourrais la régler » me dit Anaïs.

Anaïs, trois mèches blondes indomptées qui s’échappent d’une pince bleue, le sourire apaisant d’une Madone de Léonard de Vinci. J’aimerais qu’elle comprenne que ce qu’elle prend pour une irrécupérable négligence est un goût sensible pour les chemins de traverse, que ce petit décalage, cette petite distorsion intime avec le temps me plait.

Mais Anaïs tourne et voltige, inondant mon univers de son rire clair…

« Cet objet sera mieux ici, tous ces livres et ce vieux vase : on ne peut vraiment pas garder ça ! »

Anaïs, innocence d’une source jaillissant au printemps, douceur d’un souffle d’été, je voudrais trouver les mots pour te dire que je les aime, qu’ils ont un âme, que je pose mes mains sur eux parfois, souvent, qu’ils sont de moi comme je suis d’eux.

Astiquer mes oculus ? Vraiment je crois que je ne vais pas pouvoir…ils sont mes yeux légèrement troublés sur le monde, le prisme qui farde la vérité et me protège d’une trop vive clarté. J’aime mes ombres.

Anaïs, regard mutin et rouge aux joues, c’est vrai, ce sont de vieilles ombres et ma vie a aujourd’hui la couleur de tes yeux.

Posté par valse à 06:58 - Paroles Plurielles - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Je suis ravie que tu aies laissé un commentaire chez moi, je découvre ton blog et ton talent de plume !

Posté par Loïs de Murphy, 13 septembre 2007 à 18:59

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